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La pêche au vif
Après les Etats-Unis et les célèbres concours de pêche du bass vus par Carl Hiiaasen, revenons dans l’hexagone avec ce roman policier d’Alain Demouzon au titre explicite : La pêche au vif. C’est le jour du concours de pêche de Darcé, et le commissaire Gassin, demeurant à Verneuil, compte bien y participer. D’ailleurs, il attend ce moment avec impatience. Très tôt le matin de cet événement important, le policier parcourt donc les berges de la rivière. Equipé de ses vieilles bottes en caoutchouc et de son chapeau écossais, il repère les meilleurs postes. Au même moment, Merlucot, braconnier notoire qui tentait de prendre quelques poissons, découvre le cadavre… d’une chèvre. Le commissaire est donc mis à contribution. Dommage pour le concours !
C’est dans la belle propriété qui longe la rivière que Gassin et son second, Leclerc, un inspecteur un peu dandy, vont trouver la propriétaire de l’animal : Sophie Serruzier, elle-même décédée, se serait suicidée ! Gassin, tiraillé entre le concours de pêche et la résolution de cette affaire, n’arrive pas à grand chose, si ce n’est à pêcher des morts alors qu’il préférerait pêcher au vif. En effet, deux autres cadavres viennent troubler la paisible ville de Verneuil, ce qui n’empêche pas le concours de se dérouler en bonne et due forme. Après s’être entretenu avec la famille Serruzier et les amis de la jeune victime, un peu trop désinvoltes au vu de ce drame, Gassin “pédale dans la choucroute”. Pour tenter de s’y retrouver, il discute avec Degrumeau, un homme d’église proche de Sophie et avec la mère Hougron, qui tient la boutique “Au carassin doré”. Spécialisée en articles de pêche et en ragots en tous genres, celle-ci lui fournira des renseignements pour continuer l’enquête. L’énigmatique majordome des Serruzier, le dénommé Jacques est également un témoin précieux pour Gassin. Cet amateur de pêche au vif va d’ailleurs faire quelques parallèles entre la pêche du brochet au vif et l’enquête menée par le policier de Verneuil. Au fur et à mesure de ses rencontres, la difficulté s’accroît et Gassin envisage pas mal d’issues pour trouver le ou les coupables.
Lettres anonymes, meurtres, ragots, enquête difficile à résoudre, tous les éléments d’un bon polar sont réunis dans “la pêche au vif”. Il faut noter que ce livre a été écrit pour la première fois en 1978. La conception d’un ouvrage –un policier qui plus est– dans lequel on retrouve la pêche est assez exceptionnel pour cette époque en France. Certes, l’ouvrage n’a pas grand chose à voir avec celui de Carl Hiaasen, mais il y a pas mal d’allusions à ce loisir qui pourront ravir les lecteurs.
Prix TTC : 19,00 €
